Les douceurs s’envolent

Le sucre est la meilleure motivation aux études. L’Université d’Ottawa a bien compris ce principe en offrant aux étudiants durant le Winterlude des chocolats chauds, des queues de Castor et des gâteaux à l’entrée du pavillon Tabaret. Sans oublier le chocolat chaud gratuit qu’on peut avoir au FSS à 8 h, chaque lundi. Le sucre rend la vie plus belle, surtout lorsque les lectures et examens s’accumulent. C’est la récompense à ses efforts scolaires.

Parfois chaud, parfois froid, ses formes et saveurs sont multiples et plus délicieuses les unes que les autres. Sa valeur inestimable dans nos vies pousse mon questionnement : quel est un monde sans sucre? Bon, les idées de grandeur sont un peu fortes ici. Je vais restreindre à une richesse nationale : le sirop d’érable.

Le Canada est connu pour sa politique officielle de multiculturalisme, sa diversité, ses droits aux minorités, son immense territoire et, le meilleur pour la fin, ce liquide doré qui couvre les crêpes du matin. Non, le sucre de table n’est pas un bon substitut. Couramment nommé sirop de poteau, cela donne une bonne image de son goût. Le sirop d’érable fait partie de la routine de ses citoyens. Il fait partie de notre identité (le castor aussi, bien entendu). À un point qu’on en fait du whiskey! Coureurs des bois et Sortilège, pour les curieux. Quand la feuille de l’arbre à sucre fait partie du drapeau, cela en dit long sur sa portée.

L’adaptation aux changements climatiques

Les hivers se font moins froids et plus courts, ayant une influence inévitable sur la flore. Les variations extrêmes de température qu’on est bien familié causent le gel et dégel des érables, diminuant la production annuelle progressivement. Selon les recherches forestières au ministère des ressources naturelles menées par Louis Duschesne, d’ici 2050, le sirop d’érable sera en baisse de production de 15%. Il y a une nécessité de plus en plus d’entaille aux érables pour atteindre les attentes du marché.

En bref, la fin du bonheur est à nos portes. Le miel est seulement l’ombre de lui-même due à la décolonisation spontanée d’abeilles ainsi que sa diminution de population. Le cacao pourrait disparaître d’ici 50 ans. La fin du monde comme on le connaît va être de plus en plus apparente dans nos assiettes. Très dramatique, mais l’essentiel est là.

Va-t-on devoir se redéfinir en tant que peuple?

Qu’en est-il des générations futures? Serons-nous les Baby-Boomers de demain qu’on accuse de tous les maux?

Source : cover, 1