La compassion comme arme de défense

Washington s’est vu décerner l’hôte de plusieurs partisans contre les actes de violence inhumaines. Le contrôle d’arme à feu reste en 2018 une problématique qui nuit à la paix. Rapides, effectives dans son résultat et accessibles, les armes à feu portent le lourd fardeau de familles détruites. L’exécuteur détient un rôle supérieur à sa victime en lui ôtant la possibilité de dialoguer.

Ce que l’autorité détient est un pouvoir d’influence, qui peut être soutenu par la force. Ce sont des affirmations qui nous laissent pantois quant aux respects des droits de l’Homme. Il n’est pas question d’être pour ou contre. Il existe autant une mince ligne entre l’amour et la haine que ce qui est acceptable et l’excès. C’est pourquoi un équilibre doit se former pour promouvoir le vivre-ensemble.

Un dialogue se forme entre les individus et naît un respect mutuel. Il ne faut toutefois pas oublier la sensibilité des sens. Le regard peut être corrompu et des actes démesurés s’ensuivent. Les objets deviennent des outils qui transposent la peur dans leurs conséquences. Des droits qui ne sont pas acquis se distribuent entre citoyens comme les biscuits chez grand-maman. Le fusil est l’appropriation d’un droit de condamnation. Un recours qui est régi par l’autorité pour permettre le dialogue. 

Je reviens souvent avec ce mot, accusé Jay Z pour mon insistance. 4 :44, son dernier album sorti en ce début d’année 2018, relate les réflexions passées, présentes et futures du rappeur. C’est l’équivalent d’un documentaire musical. Un souci du réalisme s’ensuit dans ses rimes, développant ses mots lourds d’histoire en réflexion personnelle. Lors d’une entrevue avec le New York Times, il donne comme réponse aux conflits qui se déroule aux États-Unis un arrêt de la conversation. Cela mène inévitablement aux manques de respect entre individus. C’est la parole, l’écoute, les rassemblements pacifiques, le point en l’air, les mains qui se serrent, les yeux tournés vers le positif qui attend à la ligne d’arrivée.

Le rassemblement à Washington n’était pas Canadien et Jay Z ne l’est pas non plus (snif). Cela ne veut pas dire que le problème doit passer 6 pieds par-dessus nos têtes. Le recours à la force ne devrait jamais être une option aux citoyens. Permettez que les échanges soient vivides. Ne tuez pas dans l’œuf ce qui peut devenir un magnifique oiseau.